Au cours de cette quatrième aventure de la série Agrippa, Édouard Laberge en sera quitte pour un nouveau voyage outre-mer qui le conduira de l’Allemagne à l’Espagne, après avoir passé auparavant par les bureaux de l’ARC à Paris.
Le lecteur aura de ce fait le loisir de découvrir, en plus des destinations européennes, quelques événements et lieux magiques bien de chez nous. Et pour ne citer que ceux-là : la foire annuelle d’Havelock et le Gouffre du mont Covey Hill. Cette région pittoresque de la Montérégie adossée à la frontière américaine et au canton de Hemmingford, est traversée par le circuit agro-touristique du Paysan (www.circuitdupaysan.com) en plus d’être un haut-lieu de la pomme et du cidre de glace.
Le mont Covey Hill, quant à lui, offre depuis toujours, en plus de ses magnifiques couleurs automnales, un panorama admirable en son sommet. C’est, tel un protecteur endormi, une barrière naturelle entre le Québec et l’État de New York.
La Foire d’Havelock
La foire d’Havelock se tient chaque deuxième samedi de septembre depuis 1871. L’événement réunit artisans et agriculteurs de la région venus montrer et vendre leurs produits pour le plus grand plaisir des curieux. Vaches, chèvres, chevaux, ainsi qu’une multitude d’animaux et de volailles des plus variés, y sont montrés dans des compétitions qui se veulent amicales.
Prenant place sur une terre adossée au mont Covey Hill et à la frontière canado-américaine, le site de la foire est splendide. La beauté des forêts qui entourent le lieu et recouvrent la montagne agrémente l’atmosphère festive et champêtre qui est toujours au rendez-vous.
Fait à souligner, chaque année il y fait un temps magnifique.
Le Gouffre et le mont Covey Hill
Le mont Covey Hill culmine à 340 m d’altitude pour former, entre Havelock et Franklin, une barrière naturelle à la frontière entre le Canada et les États-Unis.
Voilà environ 12 000 ans, lorsque les glaces se furent en partie retirées pour dégager le col de Covey Hill, le grand lac Iroquois, l’ancêtre de l’actuel lac Ontario, se déversa brutalement dans la mer de Champlain. La violence inouïe de ces débits d’eau gigantesques eut pour effet de délaver une bonne partie des sols jusqu’au roc érodé qui apparaît encore en maints endroits de la région. L’eau arracha au passage, sur le sommet de la petite montagne, le plafond d’une véritable cathédrale souterraine. Une faille immense fut ainsi créée, mettant à découvert un lac noir et sans fond alimenté depuis les entrailles de la Terre, véritable source du début des temps. Les débris et les eaux finirent par se retirer entièrement après avoir remodelé la géographie des lieux. Le Gouffre avait vu le jour.
Bien qu’il soit de nos jours, inaccessible de ce côté-ci de la frontière à cause des propriétés privées qui longent le chemin Covey Hill, il est toutefois possible d’accéder au Gouffre du côté américain à travers un site protégé nommé The Gulf Unique area.
La Galerie Vivienne à Paris
Inaugurée en 1826 sous le nom de Marchoux, du nom de l’initiateur du projet qui était président de la chambre des notaires, la galerie est vite rebaptisée « Vivienne », du nom d’une rue adjacente. Recouverte d’une élégante verrière, décorée de mosaïques, de peintures et de sculptures exaltant le commerce, elle attire toujours bon nombre de visiteurs avec ses boutiques de bottier, tailleur, marchand de vins, restaurateur, confiseur et libraire…

Le Refuge de la Rencluse, Pyrénées espagnoles
Le Refuge de la Rencluse, en espagnol Refugio de la Renclusa, est un refuge des Pyrénées espagnoles situé au pied du massif de la Maladeta, à 2 140 m d'altitude, dans la vallée de l'Ésera. C'est le point de départ pour les excursions vers les sommets des Monts Maudits et de l'Aneto, point culminant des Pyrénées. Il se situe administrativement dans la commune de Benasque, au nord-est de la province de Huesca, en Espagne. Il tire son nom du Pic de la Rencluse qui le surplombe à 2 700 m d’altitude et est inauguré en 1916.

L’Ahnenerbe (Berlin, Allemagne)
Institut de recherche nazi fondé en 1935 et plus tard intégré à la SS. L’Ahnenerbe, qui veut dire littéralement « Héritage des Ancêtres », avait ses installations, à partir de 1938, dans une vaste résidence du quartier de Dahlem à Berlin. L’Ahnenerbe organisa nombre d’expéditions archéologiques dans divers pays, toujours dans le but de prouver la véracité des théories nazies sur l’origine et la supériorité de la race aryenne, dont les Allemands se disent les descendants.
