Au Québec, l’Union Nationale est au pouvoir. Le chef de ce parti, Maurice Duplessis, sera le premier ministre du Québec de 1936 à 1939 et de 1944 à 1959. Protégeant son esprit conservateur sous le couvert du nationalisme, Duplessis maintient le Québec en retard sur le reste du Canada en matière d'éducation, d'économie et de lois sociales. La religion catholique, pratiquée par la grande majorité de la population, tient un rôle important dans la société québécoise, dont celui de transmetteur des valeurs collectives.
Le nationalisme canadien-français qui avait été promu par Henri Bourassa se transforme graduellement en nationalisme québécois. Les Canadiens français constatent l’assimilation de leurs compatriotes dans les autres provinces. Ils en tirent donc la conclusion que seul leur gouvernement provincial peut les protéger et leur évité de subir le même sort. De plus, le nationalisme québécois est renforcé par la dépression car les gens constatent que le gouvernement auquel ils s’identifient le plus, le gouvernement provincial, a très peu de pouvoirs et ne dispose pas des moyens nécessaires pour réagir à la dépression qui sévit durant cette période.
L’accès au pouvoir des nazis en Allemagne favorise le développement de la science de la psychologie au Québec. En effet, Montréal bénéficie à cette époque de l’exode de nombreux scientifiques allemands, dont le fondateur de l’Institut de neurologie, Wilder Penfield.
De l’autre côté de l’océan, en Allemagne, le gouvernement d'Adolf Hitler développe une politique étrangère dont le but était d'incorporer dans le Reich les populations allemandes vivant hors des frontières du pays, d'assurer la domination allemande sur l'Europe de l'Ouest, et de construire un nouvel et immense empire en Europe centrale et orientale.
Pour Hitler, l'hégémonie allemande en Europe devait passer par une guerre, en particulier à l'Est. Les Slaves, considérés comme étant de race inférieure, devaient être repoussés, réduits en esclavage ou exterminés. Hitler aide aussi militairement les partisans du général Franco en Espagne, durant la guerre civile. L’Allemagne tisse également des liens avec l’Italie et le Japon en signant le Pacte Antikomintern, le Pacte d’Acier, puis l’Accord des Trois Puissances.
Pour sa part, l’Espagne est aux prises avec les nationalistes engagés dans la guerre civile qu'ils ont déclenchée en 1936. Ces nationalistes profitent du soutien militaire des Italiens et des Allemands pour multiplier les offensives et résorber l'une après l'autre les poches de résistance du gouvernement légal. Le 3 juin 1937, le général Mola périt dans un accident d'avion, comme un an plus tôt, le général Sanjurjo. Franco reste le seul chef de la rébellion. On l'appelle caudillo (le guide), un mot calqué sur l'allemand führer, ou l'italien duce.
Quand les grands dictateurs européens auront recours à la magie oubliée et aux forces occultes cachées dans la terre et dans les livres, quand ils montreront le désir de s’emparer du monde et des lointaines Amériques, nos héros iront jusqu’à jouer leur vie pour les en empêcher.