Limitée à l’ouest par la Hongrie et la Serbie, au nord par l’Ukraine, à l’est par la mer Noire et la République de Moldavie et au sud par la Bulgarie, la Roumanie a connu depuis toujours une histoire fort mouvementée au point de vue géographique et politique. À maintes reprises, le pays a été fracturé par les guerres de conquête, et ce, à partir de l’invasion romaine en 107 après Jésus-Christ.
Seul pays aux racines latines perdu dans un océan de peuples slaves, sa position stratégique dans le sud-est de l’Europe fit en sorte que ses terres furent traversées durant des siècles par toutes les vagues d’invasion connues en Europe.
Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que le rêve nourri pendant si longtemps de réunir tous les Roumains sur une seule terre devint enfin réalité. Un réel progrès économique et culturel marqua alors les deux décennies qui suivirent. C’est durant cette période prospère que se situe la trame d’Agrippa – Les flots du temps. Mais à la suite du deuxième grand conflit mondial, après quatre années de guerre et plus de sept cent mille morts, l’État démocratique est anéanti par l’armée soviétique qui impose le communisme.
En 1967, le secrétaire d’État du parti communiste, Nicolae Ceausescu est nommé président. Sa politique pousse l’élite à l’exil et dévaste littéralement le pays. La chute du communisme en 1989 met fin au régime dictatorial de Ceausescu et laisse place à une période de transition toujours en cours.