Cette sixième aventure d’Édouard Laberge vient clore la série Agrippa. En plus d’un voyage initiatique au plus profond de ses niveaux de conscience, le curé obtiendra enfin la permission, ainsi que les moyens nécessaires, de se rendre en Europe, toujours dévastée par la guerre. Sur les traces d’Élizabeth Montjean, il sera entraîné vers un dernier face à face avec le mage Skoll.
Vous trouverez ci-après, quelques-uns des principaux lieux traversés par l’histoire et les personnages.
L’île aux Noix et le fort Lennox


L’île aux Noix fut d’abord fortifiée au temps du régime français, à partir de 1759. Après la conquête, les Anglais décidèrent de construire un poste de défense plus important pour surveiller la voie d’entrée que constituait la rivière Richelieu.
Érigées de 1819 à 1829 pour défendre la colonie des éventuelles attaques américaines, ces anciennes fortifications britanniques sont demeurées dans leur état original. Classé monument historique depuis 1921, ce n’est toutefois qu’en 1970 que le gouvernement du Canada entreprendra la restauration du fort Lennox.
Il est aujourd’hui possible de visiter le fort Lennox et d’assister à des activités d’animation en rapport avec l’histoire militaire du lieu. On trouvera toute l’information nécessaire sur le site de Parcs Canada :
http://www.pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/lennox/natcul.aspx.
Le centre de recherches de Peenemünde

C’est en 1936 que les Allemands commencent la construction d'un centre de recherches sur les fusées géantes à Peenemünde, sur les bords de la mer Baltique. Dirigée par Wernher von Braun, la cité des savants rassemble bientôt des scientifiques de premier plan. Le but est de développer de nouvelles armes pour la machine de guerre allemande.
Avec des usines de recherches et de développement, d’essais et de montages, les armées de l’air et de terre mettent au point de redoutables prototypes. Ce fut le cas des fusées V1 et V2, premiers missiles balistiques lancés par l’homme.
C’est dans la nuit de pleine lune du 17 au 18 août 1943 que le centre de recherches subira une attaque menée par 598 bombardiers. Les bâtiments résidentiels seront également visés, afin de tuer le plus grand nombre possible de chercheurs. Rappelés de Berlin en toute urgence, des chasseurs allemands arrivèrent en renfort pour contrer les bombardiers. Une quarantaine de ceux-ci seront abattus.
Cette attaque permit de retarder le développement des fusées allemandes V2 et obligea les nazis à déplacer leurs installations en Pologne.
La Villa des Oliviers, Alger

La Résidence de l’Ambassadeur de France en Algérie, connue sous le nom de Villa des Oliviers, est située à El-Biar, au bord d’un escarpement dominant l’une des plus belles baies du monde.
Cette maison de campagne remonte elle aussi à l’époque turque. La propriété fut acquise en 1835 par la Princesse de Mir, puis revint en 1838 au Consul Schultze et à son épouse qui l’embellirent et la conservèrent sept ans. Cette époque garde le souvenir du nom sous lequel Francès Schultze désigna la villa : « La Calorama », c'est-à-dire « La Belle vue ».
Après avoir connu divers propriétaires, La Calorama échut en 1881 à Victor Olivier. C’est en demeurant un quart de siècle dans la famille Olivier que la villa acquit, par métonymie, le nom qui est encore le sien aujourd’hui. Il est vrai, également, que la propriété a toujours abrité quelques oliviers sauvages.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, en août 1943, le Général de Gaulle établit sa résidence à la Villa des Oliviers, où son épouse et ses filles viennent le rejoindre. Il y demeurera jusqu’au 18 août 1944, date à laquelle il regagnera la France. Après l’indépendance, Président de la République, il souhaita que la Résidence de l’Ambassadeur de France fût établie à la Villa des Oliviers. Ce que l’Algérie accepta en la concédant par bail.
La ville de Percé, Québec, Canada

Sise sur la péninsule gaspésienne face au fameux rocher, la ville de Percé s’étend du pic de l’Aurore à la Côte Surprise. Évidemment, la ville doit son nom au rocher percé, dont Samuel de Champlain fait déjà mention en 1603 sous le nom d’Isle Percée. La beauté du paysage et le refuge faunique des fous de Bassan du parc national de l’île Bonaventure et du rocher Percé, attirent chaque année des dizaines de milliers de touristes. Il va sans dire que la vue du village, à partir du mont Sainte-Anne, est exceptionnelle.