Contexte Historique
du Québec

Les années 30 sont celles de la Grande Dépression. Une crise politique autant que sociale s’installe, engendrée par l’effondrement de l’économie canadienne.

À cette époque, le Québec est gouverné, depuis 1920, par le libéral Louis-Alexandre Taschereau. Alors qu’au cours des
années 20, l’économie de la province avait été fortement stimulée par la première grande guerre, avec un essor marqué pour les industries du papier, de l’aluminium et des mines d’amiante et de cuivre, c’est l’énergie électrique qui changera vraiment la face de l’économie québécoise. L’extraordinaire réseau de cours d’eau de la province, fera d’elle un important producteur d’électricité et provoquera la création de nouvelles technologies applicables en industries. Montréal est alors la métropole du Québec et la deuxième plus grande ville francophone au monde.

Mais cette forte économie ne pourra résister aux effets dévastateurs du krach boursier. Le nombre de sans emplois double et le taux de chômage, avec 26,4 %, atteint son plus haut niveau en 1932. Des ententes sont finalement conclues avec le gouvernement canadien afin de venir en aide à la population.

C’est à travers ce contexte mystique de crainte de fin des temps et de déclaration de guerre, et aussi à travers les yeux de ceux qui l’ont vécu, que se déploie la trame d’Agrippa – Le puits sacré. Cette période d’inquiétude persistante mènera les hommes égarés à chercher celui qui leur redonnera confiance. Dans cette quête éperdue du pouvoir sous toutes ses formes, certains s’efforcent malgré tout de garder les pieds sur terre et de protéger ceux qu’ils aiment, ainsi que ce pays que leurs ancêtres ont construit.

Contexte historique de l’Irlande

C’est en 1800 que le parlement de Westminster vota la Loi d'Union avec l'Irlande qui forma, dès lors, le Royaume-Uni avec la Grande-Bretagne.

En 1922, Londres décida, par le Home Rule, de constituer deux parlements
« religieux » en Irlande : l'un, à majorité anglo-protestante, dans la province de l'Ulster (capitale : Belfast), l'autre, à majorité anglo-catholique, dans le reste de l'Irlande (capitale : Dublin). Les deux Irlande, celle du Nord et celle du Sud, durent prêter serment d'allégeance à la couronne d'Angleterre, car elles faisaient toujours partie du Royaume-Uni. Autrement dit, le traité anglo-irlandais avait concédé un statut d'« États libres » à 26 des 32 comtés de l'Irlande, soit tout le Sud catholique. Les six autres comtés, situés en Irlande du Nord et dont les citoyens étaient protestants, restèrent au sein du Royaume-Uni.

Parions que notre ami Édouard Laberge poussa un soupir de soulagement lorsqu’il sut que sa mission l’amènerait dans le sud catholique du pays. Car longtemps les tensions religieuses restèrent vives entre les deux territoires.

Ce n’est qu’en 1937 que l'Irlande catholique du Sud proclamera unilatéralement son indépendance pour prendre le nom officiel de république d'Irlande. L'irlandais et l'anglais devinrent alors les deux langues officielles. La Loi de la république d'Irlande (Republic of Irland Act) de 1948 supprimera définitivement tout lien constitutionnel avec le Royaume-Uni. Mais l'Irlande du Nord, majoritairement de religion protestante, continuera d'être rattachée au Royaume-Uni. Au moment de la déclaration de l’indépendance, seulement 2 % des Irlandais parlaient encore l’irlandais tout en étant bilingues, 98 % des autres ne parlaient plus qu’anglais. Depuis lors, le gouvernement a élaboré diverses mesures pour revaloriser la langue irlandaise, mais les résultats escomptés se font encore attendre.